Un usage de plus en plus courant de l'Intelligence artificielle
Le podcast des Echos, La Story, a consacré un épisode à l'utilisation de l'IA au Tour de France. Les vélos des cyclistes et les véhicules d'assistance sont équipés de capteurs permettant aux organisateurs d'être informés de la position de chaque véhicule, des chutes ou autres problèmes pour intervenir rapidement. Les données sont analysées par une IA développée par NTT Data pour produire un jumeau numérique de la course, utilisé par les organisateurs, médias et fans pour un suivi en temps réel.
Concernant l'immobilier, un article de JLL revient sur le développement de l'IA dans la proptech. Ce secteur est en pleine expansion, avec un triplement du nombre de start-ups proptech en une décennie. L'IA facilite la gestion des bâtiments, améliore l'efficacité énergétique et répond aux besoins des locataires.
Malgré les risques de cybersécurité soulevés par l'article de JLL, en raison d'une réglementation plus lente que les avancées technologiques, l'IA peut être une solution pour repenser l'appropriation des espaces de travail.
Comment concevoir des bureaux adaptés au travail réel ?
L'appropriation est un enjeu central dans les bureaux en flex-office, comme le souligne Maria Ianeva, maîtresse de conférence en psychologie du travail au CNAM, interviewée dans les podcasts de Studio W34. Le flex-office n'est pas nouveau, mais le confinement a développé le télétravail.
Aujourd'hui, le flex-office soutient le travail hybride et s'accompagne de nouveaux enjeux, notamment dans la gestion de la co-présence. Cette dernière repose largement sur les managers d'équipe qui doivent réguler le travail hybride avec peu de ressources. Il est important de travailler sur l'appropriation collective des nouveaux espaces, conçus à partir du travail réel des salariés. Les usages doivent pouvoir s'adapter aux évolutions du travail réel.
Des solutions comme celles proposées par Waitack pourraient être utilisées dans des démarches de co-conception, générant divers scénarios d'aménagement.
L'IA, une transformation technologique comme les autres ?
L'article de Marie Benedetto-Meyer et Thierry Rousseau offre du recul face à ces transformations. Il·elles reviennent sur la manière dont les publications de l'ANACT abordent les changements technologiques depuis 1975.
Un premier aspect qui ressort est l'ambivalence des transformations technologiques sur le travail. Dès les années 1970-1980, dans un contexte d'automatisation, les publications de l'ANACT montrent que les entreprises ne peuvent se passer d'une main-d'œuvre qualifiée. Pour éviter sa disparition, les entreprises doivent accompagner les salariés vers l'acquisition de savoirs abstraits et la maîtrise de nouveaux outils.
À partir des années 1990, l'ANACT met l'accent sur la conduite des projets de transformation et l'importance de la négociation avec les salariés et organisations syndicales. Pour que les salariés s'approprient pleinement les nouveaux outils, il est nécessaire d'interroger leur représentation du travail.
Avec la généralisation des outils numériques, l'ANACT aborde la captation des traces d'activité et leur usage, un intérêt renforcé par le développement de l'IA. L'opacité des algorithmes fait des changements technologiques des « boîtes noires » que l'ANACT propose d'ouvrir à la discussion collective. L'ANACT cherche à allier la performance de l'entreprise et l'amélioration des conditions de travail.
Pour finir sur une note d'humour estivale, Le Télétravailleur et Welcome To The Jungle rappellent que le télétravail en période estivale n'est pas synonyme de vacances.